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Balises

Jill Baroff
Daniel Gustav Cramer
Bill Drummond
Hamish Fulton
Eric Hattan
Dunja Herzog
Rune Peitersen
Alexander Schellow
Charlotte Seidel
Alexia Turlin

Exposition 24 novembre 2012 au 12 janvier 2013
Commissariat de l’exposition : Isaline Vuille
24 novembre : performance de Bill Drummon, 
Score 328: SURROUND (pdf)
Feuille de salle (pdf)
Flyer (pdf)


Dunja Herzog


De G à D : Alexander Schellow, Hamish Fulton

Hamish Fulton


Alexander Schellow

De G à D : Hamish Fulton, Dunja Herzog


Charlotte Seidel


Crédit photographique : Emile Ouroumov

Piano Nobile bénéficie du soutien de la Ville de Genève - Département de la culture et du sport, de la République et canton de Genève, de la Fondation pour la promotion de lieux pour la culture émergente
La programmation 2012 bénéficie du soutien du Pour-cent culturel Migros.
L’exposition bénéficie du soutien de la Loterie Romande, du Fonds Mécénat SIG, du Fonds cantonal d’art contemporain, SCC/DIP, Genève, de la Fondation Göhner, du Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève (FMAC), de Pro Helvetia - Fondation suisse pour la culture, de la Ville de Carouge.
Soutien logistique : Haute école d’art et de design - Genève (HEAD)
Partenaires médias : swiss electronic music, radio vostok

 

English below

Dans ses différentes acceptions, la balise délimite et signale : balises maritimes et routières qui guident les voyageurs ; balises satellites qui découvrent les routes empruntées par les oiseaux migrateurs ; ou, dans le monde virtuel, balises html ou meta... La polysémie de la balise en fait une notion très ouverte, qui tient autant de la marque que du contenu. Ce terme est le plus souvent utilisé pour des choses concrètes ; les balises fonctionnent à plusieurs (au moins à deux) ; leur accumulation est exponentielle. Enregistrant du réel, ce sont des marques apposées sur le monde, des points de regard qui apportent du connu dans l’inconnu.

Plutôt que de se fixer sur une réalité historique ou biographique, les œuvres présentées dans l’exposition saisissent (autant que créent) des parcelles du temps qui passe, de ce qui se passe dans le monde – de ce qui est donné à voir à n’importe qui, mais qui devient, à travers elles, matière à œuvre et à pensée.

Il serait avant tout question d’un point de vue, ou d’une position comme on le dirait en géographie. Position relative, car l’artiste opère le plus souvent dans le déplacement, arpenteur… Recueillir des données, signaler, enregistrer ;  il y a dans ce processus quelque chose de la cartographie, qui ne serait pas précisément lié à la définition d’un territoire physique, mais plutôt à l’expérience du regard par rapport à un lieu, d’une individualité par rapport au temps. Mapping the all around. A l’instar de Georges Perec dans Tentative d’épuisement d’un lieu parisien, énoncer ce que l’on voit pour le connaître et le comprendre, dans un mélange entre une description objective et une position extrêmement subjective.

Mis en relation, ces fragments du monde entre eux résonnent et font système, esquissant des cartes de la connaissance à chaque fois singulières ; rapprochées, subissant une loi d’attraction, ces systèmes s’entrecroisent, et tissent un réseau de sens plus vaste, invisible et insaisissable.  Dans cette multiplication des regards et des savoirs, ces œuvres sont autant de lectures possibles du monde tel qu’il, en grande partie, nous échappe.

Isaline Vuille

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In its various meanings, the French word BALISE marks and points, as it means at a time: sea beacons and road signposts to guide travelers; satellite markers that discover the romigratory birds; as well as, in the virtual world, html and meta tags... This generic word’s polysemy makes it a very open concept, which deals with mark as well as content. The term BALISE is most often used for concrete things; the BALISES need to be several to operate (at least two); their accumulation is exponential. As recordings of reality, they are marks placed on the world, gazing points that bring known into the unknown.

Rather than focusing on historical or biographical facts, the works we’d like to present in the exhibition capture (as well as create) fragments of passing time, of what is happening in the world – of what everyone can see, but that through these works becomes subject to art and thought.

It would be primarily a matter of perspective, or of position as they say in geography. Relative position, because the artist works most often in moving, like a land surveyor... Collecting data, reporting, recording; this process has something to do with mapping – yet not specifically related to the definition of a physical territory, but rather to an experience of glaze in relation to a place, of individuality in relation to time. Mapping the all around. Like Georges Perec in Tentative d’épuisement d’un lieu parisien (An Attempt at Exhausting a Place in Paris), stating what we see to know it and understand it, in a combination between objective description and extremely subjective position.

When brought together, these fragments of the world echoes to each other and make up a system, sketching maps of the knowledge each time singular. Close together, under an attraction law, these systems intersect and build a wider web of meaning, invisible and intangible. In this multiplication of glazes and knowledge, these works are possible readings of the world as it largely escapes us.

Isaline Vuille


Jill Baroff


De G à D : Eric Hattan, Rune Peitersen, Alexander Schellow

Charlotte Seidel