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Carola Dallmeier Zelger, Trames
Une expérience filmée en temps réel
IInstallation vidéo

Décembre 1999

En parallèle: Play on 1, diffusion de vidéos

Dans le cadre de la Biennale de l’Image en mouvement organisée par le Centre pour l’Image contemporaine, St-Gervais, Genève


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Carola Dallmeier Zelger,
Installation vidéo, Trames, 1999

 

Exposition en collaboration avec la BIM (Biennale Internationale de l’Image du Centre pour l’Image Contemporaine de Saint-Gervais). Nous accueillons le travail de Carola Dallmeier, une artiste résidant à Genève, qui propose une projection, « Trame », d’une durée de 106 heures, soit quatre jours en continu; l’artiste a filmé en temps réel la réalisation d’un écran- tapisserie.
Une diffusion de vidéos d’artistes se déroule parallèlement sous le nom de « Play On 1 ».

L’installation-projection de C- Dallmeier superpose un langage vidéo à un langage artisanal, et inversément.
Du 7 au 31 mars 1999, à un rythme de 6-9 heures de temps par jour, l’artiste a « tissé sa toile », créant artisanalement un écran de dimension standard (80 pouces, soit 162,5x122 cm), une surface blanche en chanvre bordée d’un cadre noir. Plan unique durant l’enregistrement ; la caméra fixe le rideau de fils tendus sur la chaîne, derrière lequel émerge l’image de l’artiste – tisserande oeuvrant dans un mouvement gracieux, presque dansant mais répétitif et acharné : passer devant-derrière-devant, constituer la trame. Ainsi l’image d’arrière-plan, moteur du travail, se voit progressivement effacée, recouverte par le tissage blanc qui se forme au fil du temps et des variations de lumière. Dans l’installation présentée, l’image est reconstituée sur cette même tapisserie, désormais objet fini et support de la projection, jusqu’à ce que les deux médias se superposent exactement, écran manufacturé sur écran numérique, pixels sur points de tissage, trame du tissage sur trame vidéo, plein sur plein ou vide sur vide.
Au travers des bruitages de la vidéo, trace sonore de l’expérience filmée en temps réel, se révèle la trame d’une vie, délimitée par la durée du tournage. D’autres aspects du travail se dévoilent par une présentation de photographies et par l’édition d’une plaquette. Les premières découvrent plusieurs vues de la préparation artisanale alors que la seconde par le du contexte visuel nié par la fixité du plan lors du filmage.
Marie-Eve Knoerle