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Claudia Kappenberg

Performances
The Lunatic Project

Du 3 au 4 février et du 10 au 11 février 2001

Diffusion de vidéos
Du 3 au 25 février 2001

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Claudia Kappenberg travaille l’image et les éléments de la parole, qu’elle déconstruit et décortique de manière systématique. Le résultat est dépouillé du superflu et des artifices de la parole. L’artiste parvient, d’une façon sensible, à établir une chorégraphie visuelle, à dégager des rythmes, à permettre l’émotion.

Pour son intervention dans l’espace Piano Nobile, The Lunatic Project, Claudia Kappenberg choisit de présenter des performances juxtaposées à des travaux vidéos. Deux espaces temps : celui de l’acte soutenu par un travail de l’image. 
L’artiste explore d’infimes instants, du quotidiens, habituellement presque imperceptibles, qui sont accentués à l’extrême par le procédé de la performance. Le geste banale devient une expérience marginale et unique, qui revêt une dimension et un sens nouveau. The Lunatic Project suggère la qualité du rêve qui dérive jusqu’au délire et à l’irrationnel.

Dans la performance Bound to Breath, Claudia Kappenberg repose immobilisée, suspendue dans l’espace et entre deux instants: celui de la naissance et de la mort, dans un état de transition et de transformation. L’unique liberté dont elle continue à jouir, et qui est également notre condition primaire de survie, est de respirer. La respiration fonctionne ici comme un moyen primaire de communication et d’échange; le seul lien entre l’artiste et le monde qui l’entoure.
Afin de permettre une mise à distance et une perception différente de ce rythme respiratoire, l’artiste nous en propose également une transcription visuelle, sans son, par le médium de la vidéo. Cette dernière est projetée dans un espace distinct, en parallèle à la performance.

Pour la deuxième performance, le rythme est encore une voie centrale de recherche mais cette fois l’artiste dépasse le simple stade de la respiration pour s’intéresser aux rythmes de la parole, du langage. Le texte du poète allemand Rilke, Der Panter, est exploité de manière théâtrale, les mouvements restreints et chorégraphiés de l’artiste viennent souligner cette soumission au rythme du souffle.

En parallèle aux performances, un choix de travaux vidéo de Claudia Kappenberg est diffusé. En filigrane certains thèmes déjà évoqués y sont explorés: la voix et la parole ou son absence, le rythme, la gestuelle et le procédé qui libère le mot ....