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Paola Junqueira
Site de l'artiste

Dreams of a refugee
vendredi 8 septembre 2000
Dreams of a neo-nazi
samedi 9 septembre 2000
Dreams of a dancer
10 septembre 2000

Tina Keane

Couch as in Warhol
15 à 17 septembre 2000

Transposition
9 à 10 septembre 2000
A l’Usine, 4 Place des Volontaires, 4e étage

 

 

 

 

 

Les performances se déroulent sur deux week-end. Durant cette période, les artistes prennent possession de l’espace dans un souci de communication directe ou indirecte avec le public.

Paola Junqueira
La première performance, issue du live art, combine la vie d’un personnage incarnant trois emblèmes de notre société durant 3 fois 24 heures, dans une installation plastique qui juxtapose l’inconscient, le vécu collectif, et des objets du quotidien, des traces de vie et de passages.
L’autre utilise les moyens de communication actuels mêlés à la communication élémentaire- la rencontre sur un banc public-, Elle établit un dialogue entre internautes-public virtuel- et public réel, sur deux sites: l’un, omniprésent, l’Internet, l’autre, investi le temps d’un week-end.

“L’inconscient, je le verrais plutôt comme quelque chose qui traînerait un peu partout, autour de nous, aussi bien dans les gestes, les objets quotidiens, dans l’air du temps, et même, et peut-être surtout, dans les grands problèmes de l’heure. Donc, un inconscient travaillant aussi bien à l’intérieur des individus, dans leur façon de percevoir le monde, de vivre leur repos, leur territoire, leur sexe, qu’à l’intérieur du couple, de la famille, des usines, de la ville...
Autrement dit pas un inconscient cristallisé dans le passé, mais au contraire tourné vers l’avenir, dont la trame ne serait autre que le possible lui-même. Le possible à fleur de langage, à fleur de peau, à fleur de socius...Pourquoi lui coller cette image de machinique? pour souligner qu’il est peuplé non seulement d’images et de mots, mais aussi de toutes sortes de machinismes qui le conduisent à produire ou reproduire les images, les mots.”
Felix Guattari, l’inconscient machinique

Le fait de me mettre dans la peau d’un néo-nazi me dérange, la proximité de ce personnage me fait peur, elle me répugne. Il faut alors considérer le réfugié, le néo-nazi, la danseuse comme une masse de désirs, de pensées. Ils symbolisent les événements de notre société, la rue, le dehors. Faire face à la vie...

La performance se déroule dans une mise en scène élaborée, qui crée une ambiance surréelle, hors de l’emprise du temps. Le bassin, l’eau, la pénombre plongent le spectateur dans un monde qui donne accès à l’inconscient. L’installation-performance crée une tension entre le réel et l’impalpable.
Paola Junqueira

Tina Keane
Ancrée dans une réalité contemporaine, « The Couch » de Tina Keane se compose d’un dispositif très simple: un fauteuil et une caméra vidéo qui diffuse la performance sur le réseau Internet. Outre le nombre d’images et d’interprétations se référant à l’objet canapé, celui-ci agit en catalyseur de discussions.

La performance a donc comme fond la communication directe et humaine, celle qui peut se créer sur un banc public, confrontée à la communication virtuelle, simultanément transmise par le réseau.

" The Couch (le Divan) explore les propriétés/les phénomènes des formes traditionnelles de la création d’images en mouvement et leurs manifestations/projections dans le royaume d'un cinéma étendu. En utilisant l’Internet et les médias digitaux pour réaliser la transformation, un site dynamique qui englobe les récits virtuels, réels et surréalistes a été créé. De manière unique, en raison de la nature digitale du site, l'intelligence, et en mode interactif est écrite dans les images elles-mêmes et leur permet de fonctionner spontanément aussi bien qu’avec un public interactif. . Un dialogue authentique qui s’auto-perpétue et  dont la portée dépend des réponses des publics est capturé par l'ombre électronique. Le phénomène s’étend et se rétracte, apparaît et disparaît, et pourtant reste vivant et omniprésent dans les circuits de conscience de Internet. " T. Keane

Projeté en cinémascope sur deux murs se rejoignant en angle tel un point de fuite qui donne une perspective à l’image, « Transposition » est constitué de matière vidéo, super 8, son et texte qui se côtoient et se confrontent dans une logique narrative. L’effet  hypnotisant et presque palpable déroute le spectateur. Dans cet univers sonore et visuel, Tina Keane interroge des notions contemporaines récurrentes telles que la beauté, l’identité, la technologie et la mort.