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Points d'impact
Performances

Les 9, 10 et 11 octobre 2008

Flyer (pdf)
Présentation des performances
Programme (pdf)

Quelques images ici

Artistes
Nino Baumgartner (Suisse)
Léonore Easton & Boris Hoogeveen (Angleterre, Suisse)
Simon Fravega (France)
Jérôme Leuba (Suisse)
Jeanne Macheret (Suisse)
Cyrille Martinez (France)
Soozy Roberts (Pays de Galles)
Eléonore Saintagnan & Benjamin Crotty (France, Etats-Unis)
Maren Strack (Allemagne)
Gustavo Sumpta (Portugal)
Fanny Torres (France)
Judith Wälti (Suisse)

Curatrices : Maryline Billod, Marie-Eve Knoerle 
Régies sonore et lumière, technique : Fausto Cavaleri

Prix pour un soir : 10.-/15.- prix de soutien
Abonnement trois soirs : 25.-/35.- prix de soutien
Bar et petite restauration proposés chaque soir

Depuis 2005, le festival Points d’impact crée une plateforme privilégiant la performance, un médium protéiforme, qui relève de l’expérimentation et qui traverse plusieurs disciplines. Le festival vise à rendre visible des actes, de plasticiens principalement, qui se construisent et génèrent du sens devant un public, qui se confrontent à lui ou lui font face. Une notion de spectacle mais souvent peu de spectaculaire est à l’œuvre dans ce médium; un art vivant qui est transversal entre arts plastiques, théâtre, musique, danse et littérature. Cette forme de création comporte une certaine part de fragilité vis-à-vis d’un marché de l’art, dans le sens où elle est expérimentée en direct et que la trace n’est souvent pas caution.
La construction de cette plateforme est liée au choix du lieu, extra muros. Un contexte différent accueille chaque année la programmation d’une douzaine d’artistes suisses et internationaux. Ephémère, à l'instar des travaux mêmes qu'elle présente, cette plateforme construit un lieu de présentation et d’échanges investi globalement durant trois jours.
Présentant un aspect domestique et bourgeois relativement chargé architecturalement, la Villa Dutoit se distingue des espaces bruts et industriels qui ont été choisis pour les trois premières éditions. Entourée d’immeubles d’habitation construits au cours de la dernière décennie, la villa apparaît dans cette configuration urbanistique tel un îlot de résistance face à un marché immobilier.
Juxtaposant des démarches confirmées à des travaux plus jeunes, misant sur la découverte et l'expérimentation, le festival réunit des artistes ayant fait de la performance leur moyen d'expression majeur ou au contraire la saisissant occasionnellement pour aborder spécifiquement une thématique.
La programmation de Points d'impact offre donc un panachage de performances qui poursuivent des thématiques plurielles et présentent des formats très variés.
L’enchaînement des pièces privilégie le contraste tant formel que thématique imprimant par là une dynamique aux soirées ; il exploite les différents espaces qui offrent plus ou moins d’intimité avec l'œuvre performative, introduisant également une friction voire un télescopage entre les œuvres, rendant manifeste leurs multiples facettes.
A l'instar de l'année précédente, un volet s'ouvre sur l'espace public élargissant ainsi la plateforme de présentation de Points d'impact.
Le programme ci-dessous mentionne les performances par soirée, par ordre alphabétique d'auteurs. La succession des performances sera définie ultérieurement et sera visible sur ce site et dans le programme disponible lors du festival.

Jeudi 9 octobre

Nino Baumgartner (Suisse)
Blind side *
Il s’agit autant d’une action sculpturale que d’une expérimentation spatiale. En bref l’artiste utilise la sculpture comme un élément performatif, mêlant recherches formelles, danse et athlétisme, à partir des conditions dictées par l’espace choisi. A travers plusieurs pièces, avec des mouvements, chutes et sauts effectués à l’aveugle, il met en tension son corps et le matériau (du bois malléable) déployé dans l’espace.

Simon Fravega (France)
Sans titre *
Cette performance se penche sur la notion littérale et métaphorique de la cible. Comment l’atteindre ? Comment déterminer un objectif ? L’artiste évoque le héros helvétique Guillaume Tell tout en développant l’idée de tir « raté » ou « réussi » et les significations qu’elle peut prendre dans différents domaines. Par une série d’exercices physiques, des projections et des textes lus, l’artiste expose sa « thèse », non sans dérision.

Cyrille Martinez (France)
France de France, 2008
Evoluant dans le champ de la poésie sonore, C. Martinez présente sa dernière création inédite France de France. Matériau premier de la pièce, le texte composé par l'artiste réunit des écrits questionnant la relation culturelle de la France coloniale et de l'Algérie d'une part et des traductions de chansons de pop anglaise d'autre part. Lisant et performant le texte selon deux modes alternés, l'artiste propose une pièce au ton tour à tour caustique et rempli d'humour, basée sur de surprenantes ruptures.

Soozy Roberts (Pays de Galles)
Moo *
Utilisant des symboles féminins poussés jusqu’aux clichés, l’artiste explore la friction entre une attitude innocente et des gestes à connotations flagrantes. A partir de quelques références provenant d’un univers campagnard, elle joue une tentative d’imitation de « miss beauté », de femmes désirables ; rêves de glamour. Avec plusieurs accessoires kitsch, elle enchaîne une série d’actions parfois grotesques qui interagissent avec le public.

En continu
Parc des Bastions
Jérôme Leuba (Suisse)
battlefield # 49 / bystander*
Choisissant l'espace public comme lieu d'action, J. Leuba propose une œuvre se développant dans le temps et qui se construit autour de trois figures disséminées dans le parc. Celles-ci se fondent dans leur contexte et simultanément, leur présence, persistante et pérenne, les rend manifestes, éveillant le doute. Réactive et malléable, oscillant entre visible et invisible, la sculpture vivante de J. Leuba se révèle au contact de son environnement et trouve ses interprétations dans l'œil du spectateur.

Vendredi 10 octobre

Jeanne Macheret (Suisse)
Pièce pour livres préparés*
Sous la forme d’une conférence sans paroles, la pièce se déroule en une suite de présentations de sources issues d’un travail de recherche autour d’analogies entre le texte et le bâti. Le corps de l’artiste agit comme médium de transmission des sources, se mouvant pour déplacer les livres et articuler un dispositif ; progressivement mais de manière non linéaire, les éléments montrés construisent un fil conducteur.

Maren Strack (Allemagne)
Reservereifenperformance, 2008
Vêtue d'une combinaison, l'artiste se présente comme une mystérieuse créature anthropomorphe. Des capteurs traquent et amplifient les moindres sons générés par les mouvements de l’artiste. Evoluant de la position horizontale à la position verticale, elle crée un univers hautement sonore et visuel, déployant en un flux continu et rythmé un nuancier d'images, dans lequel sont convoqués la machine et la technologie, l'animal et l'humain.

Fanny Torres (France)
Mon ambassade, c'est toi *
Réunissant cinq choristes accessoirement danseurs à claquettes, Mon ambassade, c'est toi apparaît comme une pièce précisément orchestrée. Marqué par le rythme des claquettes, un dialogue chanté à tendance poétique et philosophique s'échange entre un soliste et un chœur, dont les interprètes changent tour à tour. Interrogeant la communication sous ses diverses facettes, l'artiste intègre le chant et le mouvement chorégraphié comme éléments paralinguistiques. Empreint d'humour, l'échange chanté réserve des moments contrastés..

Judith Wälti (Suisse)
Panorama, 2008 *
Exploitant l'instant et le lieu mêmes de la performance, Judith Wälti situe la rencontre avec le public au centre de sa nouvelle pièce. L'artiste propose au spectateur un parcours-visite au travers de la villa, questionnant simultanément la situation du lieu et le panorama qui l’entoure ainsi que la notion de mémoire. En agissant parallèlement aux autres performances, l'artiste choisit une position intermédiaire entre visible et invisible, qui se glisse dans les interstices de la soirée.

En continu
Parc des Bastions
Jérôme Leuba (Suisse)
battlefield # 49 / bystander *
Voir ci-dessus

Samedi 11 octobre

Léonore Easton & Boris Hoogeveen (Angleterre, Suisse)
Ribcage Music *
Collaborant depuis quelques années sur des recherches sonores et sur l’implication du corps dans la production de langage, L. Easton et B. Hoogeveen s’attaquent dans leur nouveau projet aux résonances du souffle, sa musicalité, son intimité, sa symbolique. Ils utilisent les multiples possibilités visuelles et sonores d’un évier en inox adapté en circuit fermé. Cette extension imagée d’une cage thoracique est à la base d’une chaîne de production de sons électroniques ou de sons qui génèrent du langage.

Eléonore Saintagnan & Benjamin Crotty (France, Etats-Unis)
Subprime primer (« Les subprime pour les nuls »)*
(modification de la performance annoncée dans les flyers)
Saisissant l’actualité à brûle-pourpoint, la performance propose une incursion dans la sphère de la finance. Elle a pour point de départ un document, massivement diffusé par courrier électronique et échu par hasard dans la boîte aux lettres des artistes. Pour développer leur propos, les deux plasticiens empoignent le format de la représentation théâtrale, qu’ils métissent avec celui de la conférence, reprenant son dispositif traditionnel. Ils se mettent ainsi en scène pour livrer une vision humoristique mais non moins caustique du fonctionnement de la bourse.

Gustavo Sumpta (Portugal)
Avec sa dernière production ainsi qu’un performance plus ancienne, l’artiste articule en deux phases des actions qui se développent selon différentes temporalités.
O melhor mundo possível  (Le meilleur des mondes), 2004
A partir de matériaux pauvres et de gestes minimaux, des traces, un tissage ou une circulation se concrétisent dans l’espace. Action contemplative ou sculpture éphémère.
A raíz da fruta *
Une forme se consume dans le processus même de sa création. Une action réaction issue d’un geste rapide qui provoque un événement esthétique et aux significations multiples.

En continu
Parc des Bastions
Jérôme Leuba (Suisse)
battlefield # 49 / bystander *
Voir ci-dessus

* Performances produites par Points d’impact 2008

Une édition DVD sera réalisée à l’issue du festival

Le projet bénéficie du soutien de : Fonds cantonal d’art contemporain, Genève ; Fondation Oertli ; Loterie Romande ; Pro Helvetia ; Haute Ecole d'Art et de Design, Genève

Remerciements :
La Villa Dutoit, Delphine Reist, RE.AL, Théâtre Am Stram Gram



Soutiens 2008 à Piano Nobile: