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« Turbulence magnétique »

René Bauermeister, Ruth Baettig, Carola Dallmeier, Christophe Draeger, Claudia Kappenberg, Tina Keane, Jean Otth, Ingrid Wildi

Exposition du 8 au 13 mai 2001
Lieu : ALBA Université de Balamand, Beyrouth

Invité par l’Académie Libanaise des Beaux-arts section cinéma, l’espace d’art contemporain Piano Nobile, Genève, présente des travaux contemporains d’images en mouvement.
Différentes approches, différentes perceptions et préoccupations artistiques sont montrées. Lorsque les disciplines se croisent, lorsque les frontières entre les médias se minimisent, des questions nouvelles et spécifiques prennent forme, un langage propre s’élabore. Trois installations ainsi que trois soirées de projections vidéos et de conférences de vidéastes abordent des thèmes significatifs : le portrait, images et paroles ; le cinéma ; l’image et sa matérialité.

I
Soutiens et remerciements:
ALBA Université Balamand, Ambassade Suisse à Beyrouth,  Goethe Institut, Département des Affaires Culturelles de la Ville de Genève –Echanges-, Canton de Genève, Fondation René Bauermeister, Espace d’Art Contemporain Piano Nobile, Tuena mobiler contemporain, vidéocompagny Zofingen, Khalil Smayra , Geneviève Loup

 

 

  Installations vidéo

Carola Dallmeier Trames
L’installation-projection Trames de Carola Dallmeier nous transporte dans un monde où le temps est redéfini, 106 heures filmées et projetées en continu. Ce travail superpose un langage vidéo à un langage artisanal, et inversement. L’artiste et tisserande émerge de derrière un rideau de fil. D’un geste répétitif de va et vient, elle tisse les pixelles de l’écran qui recevra l’image elle-même pixellisée de la vidéo : le réel et le virtuel se chevauchent jusqu’à s’imbriquer parfaitement. Ainsi apparaît une matérialité de l’image qui transcende l’aspect purement virtuel de la projection.

Ruth Baettig I-Magie-Nation
Investigatrice de l’imaginaire, l’artiste interroge l’identité d’individus appartenant à une Nation. Ils sont filmés et enregistrés répondant à des questions en apparence anodines mais extrêmement intimes. Dans l’installation, les images des différents intervenants de Genève, Cologne, Paris et Beyrouth, sont projetées sur un liquide contenu dans des bassines, le son est diffusé dans des casques. Par bribes, un portrait intime des intervenants est révélé au spectateur qui se penche au-dessus des récipients. Leurs propres reflets et leurs histoires se superposent alors à la projection, à l’image de l’autre.

Tina Keane Transposition
Projeté en cinémascope sur deux murs se rejoignant en angle tel un point de fuite qui donne une perspective à l’image, Transposition est constitué de matière vidéo, super 8, son et texte qui se côtoient et se confrontent dans une logique narrative. L’effet hypnotisant et presque palpable déroute le spectateur. Dans cet univers sonore et visuel, Tina Keane interroge des notions contemporaines récurrentes telles que la beauté, l’identité, la technologie et la mort.

Rencontres

Jean Otth
Pionnier de l'art vidéo en Suisse, Jean Otth expérimente inlassablement ce médium depuis les années soixante-dix. Tel un peintre, il élabore ses oeuvres en utilisant la lumière elle-même, à laquelle il donne des formes et des couleurs. Par le dialogue entre l'image informatique projetée, le modèle féminin ou l'objet qui lui sert de support, une matérialisation et une dématérialisation s'opère. Dans ce processus de création complexe, Jean Otth trouble, métamorphose la lecture de l'oeuvre.

Tina Keane
Issue du cinéma, Tina Keane est l’une des grandes figure de la vidéo d’art en Grande Bretagne. Elle questionne l’image et son environnement en employant différentes sources : film, vidéo, diapositives pour donner une nouvelle dimension à l’image. Grâce à la technologie existante, elle place une narration filmique dans l’espace réel et développe une mise en scène pour créer un cinéma étendu.

Claudia Kappenberg
Professionnelle de la danse contemporaine pendant des années, Claudia Kappenberg change de discipline pour étudier la vidéo d’art et la performance à Londres. Elle travaille l’image et les éléments de la parole, qu’elle déconstruit et décortique de manière systématique. Le résultat est dépouillé du superflu et des artifices du langage. L’artiste parvient, d’une façon sensible, à établir une chorégraphie visuelle, à dégager des rythmes, à permettre l’émotion.

Les vidéos

Christophe Draeger, « Feel lucky, punk??! » 1997-2000, 13 min
Ingrid Wildi, « si c’est elle » 2000, 12 min
René Bauermeister, « Support Surface » 1969, 12 min